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Retour sur le Congrès Régional 

Retour sur le Congrès Régional 
Panneau actu

Nous étions plus d’une cinquantaine à siéger et débattre au Congrès 2026. Des échanges nombreux et variés, un retour sur les choix associatifs effectués en 2025 en Ile-de-France, une présentation du projet d’acquisition d’un domaine en Ile-de-France qui a conquis la grande majorité des congressistes, et des motions et voeux qui ont été approuvés et qui seront proposés au vote de l’Assemblée générale.

Et des temps de votes qui ont permis d’élire : 

Notre nouveau trésorier régional, Titouan VIALA

Les élu.es à la nouvelle équipe régionale :

  • – Eli RHAMBA
  • – Aloïs NANDRIN
  • – Malika COLIN
  • – Arlen BRECHET
  • – Louis DEVAUD
  • – Marie-Lourdes RAYAR
  • – Timothée VACHER 
  • – Clément VIEILLOT
  • – Pascale MANHES
  • – Philéas BOUILLEAUD
  • – Eric MULLER
  • – Julie MARCELIN
  • – Albatros / Mounir KERDOUCI

   

Les élu.es pour représenter la région à l’assemblée générale : 

  • – Manon LEFEVRE 
  • – Aloïs NANDRIN
  • – Anne PEYRET
  • – Albatros / Mounir KERDOUCI
  • – Olivier MORTEVEILLE
  • – Malika COLIN
  • – Elyne HELLNER
  • – Philéas BOUILLEAUD 

SUPLEANT

  • – Owen POIRIER
  • – Pierre COLOMBEL
  • – Marie-Lourdes RAYAR
  • – Marius DUBOSC
  • – Eli RHAMBA

   

Les voeux et motions adoptés sont les suivants : 

Voeu N°1

En 2026, dans un contexte de redéfinition de frontières, de guerres, de crises et de la montée des extrêmes-droites en France, en Europe et dans le Monde ; il est plus important que jamais de respecter le devoir de mémoire des crimes coloniaux passés et présents. Il nous semble nécessaire, en tant que mouvement de paix et de solidarité ayant des partenariats internationaux, de s’opposer fermement et sans concession aux systèmes coloniaux et postcoloniaux ainsi qu’aux violences que ceux-ci engendrent.

En tant que mouvement d’éducation populaire nous nous devons de ne pas perpétuer ces systèmes et de permettre à nos jeunes et aux nouvelles générations de s’en émanciper. Cela nécessite un positionnement officiel de l’association sur lequel peuvent s’appuyer les équipes pédagogiques pour orienter, éclairer et soutenir leurs positionnements auprès des jeunes et interlocuteurs.ices en général.

D’autre part notre mouvement, solidaire en son cœur et en sa fondation, est engagé dans de multiples partenariats à l’international notamment avec des pays dont l’histoire est scarifiée par ces systèmes coloniaux. Il serait donc incohérent de ne pas nous ériger en soutien de toutes les populations victimes de ces violences et en opposition à ces oppressions passées, présentes et futures.

Motion N°1

En 2026, dans un contexte de redéfinition de frontières, de guerres, de crises et de la montée des extrêmes-droites en France, en Europe et dans le Monde ; il est plus important que jamais de respecter le devoir de mémoire des crimes coloniaux passés et présents. Il nous semble nécessaire, en tant que mouvement de paix et de solidarité ayant des partenariats internationaux, de s’opposer fermement et sans concession aux systèmes coloniaux et postcoloniaux ainsi qu’aux violences que ceux-ci engendrent.

Mais cela est impossible si nous ne nous saisissons pas de ces sujets avec les jeunes que nous accompagnons. Pour cela il est nécessaire que les bénévoles de l’association disposent de ressources plus accessibles à ce sujet à l’image des outils Askip, Mixicamp, Inclu’action. Nous devons nous engager sur le long terme à approfondir, produire et vulgariser les ressources sur le néocolonialisme et le racisme.

Voeu N°2

Le 18 novembre 2025, le général Fabien Mandon, chef d’état major des armées, déclare publiquement : « si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants […], alors on est en risque ». Le 27 novembre 2025, le président de la République annonce la création d’un Service National Volontaire (SNV) pour les jeunes de 18 à 25 ans. On constate en général depuis plusieurs années une présence de plus en plus forte des armées auprès des jeunes, qui vise à les faire consentir à l’usage de la force armée. A titre d’exemple, dans l’éducation nationale, le nombre de « classe défense », des dispositifs de rattachement de classes du second degré auprès d’unité militaire, est passé de 400 en 2024 à 900 en 2025.

Les EEDF se positionnent contre les violences faites aux enfants et aux jeunes, et l’éducation à la paix fait partie de leur identité. Ils ne peuvent que s’opposer aux visées bellicistes des dirigeants politiques et militaires qui souhaitent envoyer la jeunesse tuer et mourir au front. Promoteur.ices de l’esprit critique des enfants, nous refusons qu’une propagande de guerre leur soit imposée dans de multiples espaces. Défenseur.euses de la démocratie, nous refusons que des jeunes soient contraint à la conscription dans un avenir proche pour une guerre qu’ils n’auront pas choisie, déclenchée par l’engrenage fasciste, impérialiste et capitaliste. Nous ne pouvons ignorer que le service national prétendument volontaire vise principalement les jeunes des classes populaires privés d’études par des politiques de sélection ou de perspectives professionnelles par l’organisation d’un chômage de masse.

Nous répondons au général Mandon : non, nous n’acceptons pas de perdre nos enfants.

Motion N°2

Le Congrès Régional Ile-de-France, réuni à Igny les 31 janvier et 1er février, propose que les EEDF quittent la Commission Armée Jeunesse (après avoir pris le temps de contacter les autres organismes amis qui en sont aussi membres) au plus tard le 8 mai 2027, commission qui réunit les acteurs militaires et les associations d’éducation populaire et de jeunesse. Elle constitue ainsi un cheval de Troie de la stratégie de plaidoyer et de recrutement des Armées auprès des jeunes. Notre départ de cette commission permettrait de marquer une opposition à la politique de militarisation croissante des esprits et des corps, et de marche forcée à l’affrontement impérialiste.

Nous contacter

Région Ile-de-France

Les EEDF, association de scoutisme laïque reconnue par :